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01.05.07
Business bootsrapping
Un peu de sagesse dans un monde de business plans...
Quand vous voulez créer une entreprise, la méthode classique, conseillée par Papa, les grands pontes, l'administration, ceux qui n'y connaissent rien et surtout ceux qui ne créeront jamais d'entreprise de leur vie, c'est ça:
- Vous rédigez un business plan;
- Vous vous en servez pour trouver des investisseurs/de l'argent;
- Vous faites un feu de joie avec l'argent des investisseurs;
- Vous espérer qu'un business profitable apparaisse avant que le feu ne s'éteigne!
Ce n'est pas que ça ne peut pas marcher, mais c'est quand même le monde à l'envers!
Evitez de perdre du temps...
Vous passez 6 mois sur le business plan. Ensuite vous passez 6 mois à chercher un investisseur. En gros, vous passez 1 an avant de parler à votre premier client! Allo la terre? Ce sont les clients qui font le business, pas les "plans"! ![]()
Maintenant, je ne vais pas vous dire que vous ne pouvez pas faire du business à l'envers, si ça vous chante! Beaucoup de feux de joie ont été allumés pendant la bulle internet. C'était superteuf!
Et le meilleur de tout ça: quand les feux se sont éteints, on a même découvert quelques business profitables! Amazon.com? (Pensée émue pour les autres...)
Plus sérieusement, si vous avez un projet industriel qui nécessite la construction d'une usine de 10 milliards de dollars, vous n'avez peut être pas le choix de faire autrement qu'un business plan pour trouver de l'argent... (Où alors vous n'avez peut être pas bien réfléchi à comment sous-traiter la fabrication aux chinois...
)
Mais dans les technologies de l'information, et dans les services plus particulièrement, perdre 1 an en élucubrations théoriques, c'est ridicule!
Bootstrap!
Le business bootstrapping, ça consiste à commencer par le commencement: le client!
22.02.07
Le salariat a-t-il un avenir?
Mon premier employeur (un des premiers fournisseurs d'accès Internet en 1995), je l'ai quitté parce que j'avais envie de créer ma boite. Quelques mois plus tard il a été racheté et les plupart de mes ex collègues ont été licenciés pour des raisons économiques.
Quelques années plus tard, après avoir revendu (avec succès) la société que j'avais créé, je suis retourné au salariat, chez un ancien client, une filliale de Vivendi. Certes, on pourra dire que Vivendi a été un cas exceptionnel, mais le fait est que: 2 ans plus tard, moi et la plupart de mes collègues étions licenciés pour des raisons économiques.
Prochain employeur: une start up, c'est-à-dire une structure diamétralement opposée au système Vivendi. Et pourtant, 2 ans plus tard: dépôt de bilan et licenciements économiques.
(Heureusement que la société que j'ai créé a bien marché, y compris après l'avoir revendue... sinon je pourrais presque croire que c'est moi qui porte la poisse!
)
Mais la réalité, c'est que je ne suis pas le seul dans ce cas. Je crois que je ne connais pas un seul salarié dans mon entourage qui n'ait été contraint de changer d'employeur depuis l'an 2000, soit pour des raisons économiques... soit, pire: pour des raisons d'ambiance au travail...
(Note: pour être honnête je dois dire que je connais aussi quelques fonctionnaires ou assimilés qui, eux, n'ont effectivement pas changé de travail... même si je ne suis pas sûr d'en saisir les raisons
)
Bon, on pourra sans doute dire que c'est une caractéristique intrinsèque du secteur des nouvelles technologies. Que l'exploration des nouveaux marchés implique forcément un taux d'échecs important. Que la concentration du marché implique forcément des restructurations économiques...
Mais quand je vois cette histoire de suicides en série chez Renault, ça me rappelle brutalement à quel point la situation peut être encore pire dans d'autres secteurs... même en France, même au XXIème siècle. Et je ne parle même pas du secteur textile et tous les biens de consommation courante désormais fabriqués en Chine...
Alors voilà, aujourd'hui le constat c'est quoi?
Personnellement, je me dis que le salariat c'est has been. Il a eu ses fameuses trente glorieuses. Il a aujourd'hui ses retraités confortablement pensionnés (bonjour Papa, bonjour Maman
)
Je crois bien que tout ça c'est fini, et l'entreprise ainsi que le système auront désormais de moins en moins à offrir à leurs salariés. Que ce soit en termes de sécurité de l'emploi bien sûr, mais aussi en termes d'avantages annexes... J'imagine que même chez EDF, le comité d'entreprise ce n'est plus ce que c'était... ![]()
D'un autre côté, je vois de plus en plus de gens créer leur propre emploi grâce aux nouvelles technologies (plug!). Ne serait-ce que tous ces gens qui ont ouvert leur boutique sur ebay depuis leur salon [voir: business bootstrapping]... et qui en vivent, souvent mieux que dans leur ancien emploi de salarié.
J'imagine aussi que je ne suis pas le premier à découvrir ce phénomène de vases communiquants. Il y a certainement une statistique de l'INSEE pour mesurer le transfert entre salariés en auto-employés...
Et pourtant, ce que j'ai constaté depuis 2 mois, c'est que quand vous vous inscrivez à l'Assédic et qu'on vous ballotte entre ANPE, APEC et autres structures censées vous aider, dès que vous dites que vous ne voulez pas chercher un CDI "statistiquement temporaire" mais que vous préféreriez créer votre propre emploi de manière plus pérènne... et bien vous embettez tout le monde... parce que c'est pas la démarche "normale"!
M'enfin... comme d'habitude, le monde change et personne ne veut l'accepter... ![]()
28.11.06
Tester un business model en France... :-/
Imaginez que vous êtes salarié d'une entreprise (genre start-up) promise à un avenir radieux (c'était mon cas jusqu'à il y a peu...)
Imaginez que cette entreprise, comme tant d'autres avant elle, se retrouve à court de trésorerie, dépose le bilan, n'est pas reprise, est liquidée judiciairement, etc... et vous vous retrouvez soudainement en plein licenciement économique (c'était aussi mon cas il y a peu...)
A ce moment là, vous pouvez positiver! Vous pouvez vous dire que vous vivez actuellement l'une des très rares occasions de la vie où vous allez pouvoir apprécier concrètement à quoi servent les taxes! A quoi ça sert que plus de la moitié de votre salaire jusque là se soit évaporé en impôts et surtout en cotisations sociales! Vous allez bénéficier d'allocations chômage... à hauteur de 50% de vos revenus antérieurs (variable selon les individus). Ce sera peut-être mon cas bientôt...
En fait, jusque là, vous n'avez presque rien à faire: attendez sans rien faire la fin de votre préavis, puis faites vous connaître auprès d'une antenne Assedic près de chez vous, voire par Internet. Très très bon rapport revenu/effort! Pas la peine de vous presser, vous ne pouvez pas vous inscrire avant. Entre temps, vous pouvez toujours partir en vacances (j'ai choisi la Californie, mais je ne voudrais pas orienter votre choix...)
Maintenant, imaginez que l'oisiveté, ce ne soit pas exactement votre tasse de thé...
Imaginez que vous seriez prêt à donner un coup de main aux anciens clients de votre boite qui se sont retrouvés le bec dans l'eau...
Ou bien imaginez que vous avez une idée de concept web 2.5 hyper tendance qui va remiser myspace, facebook, flickr et même eBay aux oubliettes...
Ou bien imaginez que vous ayez juste une idée de business model qui nécessiterait d'être validée (en vrai, pas sur le papier!) avant de se lancer...
Alors là, ça se complique! Accrochez vous! Vous allez regretter de ne pas être parti en vacances plus longtemps!