Tags: fiscalité
02.12.06
Pourquoi rester en France?
Ok, c’est limite provoc’ comme titre, mais c’est une question qu’on est vraiment en droit de se poser à un moment ou un autre… J’ai d’ailleurs été surpris de constater à quel point différentes personnes de mon entourage avaient déjà réfléchi à la question!
Evidemment, la première raison qui vient à l’esprit, c’est la force de l’habitude (ou la résistance au changement si on veut avoir un discours orienté). Et la question se pose alors sous la forme “pourquoi ne pas rester en France?".
Evidemment, il est clair qu’envisager de changer de pays implique des moyens et des conséquences… conséquentes. Mais imaginons qu’on puisse se le permettre… Qu’est-ce qui nous retient?
Et là, je ne peux pas m’empêcher de citer Jacques Attali dans “Une brève histoire de l’avenir” (d’ailleurs, il faudra que j’en parle plus en détails de ce bouquin):
La qualité de vie en France est telle que, malgré sa fiscalité, peu de gens, même parmi les plus taxés, la quittent: la proportion de grands diplômés français s’expatriant reste faible, comparée à celle des autres pays développés (seuls les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et l’Espagne font mieux)
(p. 399)
Ca c’est la situation actuelle. Et je veux bien le croire. La qualité de vie est France est vraiment appréciable. Si on compare aux autres pays, le pouvoir d’achat (de consommation), la protection sociale, la liberté individuelle, la diversité culturelle, le climat et probablement même la sécurité (malgré ce qu’on essaye de nous faire croire à coup de manipulations médiatiques), je veux bien croire que le mix final place la France dans le haut de la liste.
Maintenant, je relève aussi que dans son livre Jacques Attali prédit le déclin de la France (qui commence maintenant) (Note de moi: allumez la TV, vous comprendrez!
). Il prédit aussi l’apogée des Etats-Unis et plus précisément de la Californie (comme par hasard…) dans 10 ans.
La question qui se pose alors deviendrait plutôt: “Rester en France… pour combien de temps encore?” et “Où aller après?“.
28.09.06
Le prélèvement libératoire et la réforme fiscale
Pour un certain nombre de placements, nous avons le choix entre le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) (sorte de retenue forfaitaire à la source) et l'impôt sur le revenu (IR) (on déclare les plus values sur notre déclaration de revenus).
Le prélèvement libératoire est de 16% pour les livrets bancaires, les coupons d'obligations, les titres de créances négociables, les bons du Trésor, etc. Il est un peu plus bas pour l'assurance vie entre 4 et 8 ans d'âge: 15%. Finalement, au delà de 8 ans, l'assurance vie n'est plus soumise qu'à un prélèvement libératoire de 7,5% (et c'est là son principal intérêt, en plus d'un abattement annuel de 4600 € par personne net d'impôt).
Tout ça, ça ne change pas.
En revanche, ce qui change avec le nouvelle loi de finances, c'est le barème de l'impôt sur le revenu. Et grâce à "l'astuce" de la suppression de l'abattement de 20% sur les salaires, ces taux changent assez considérablement!
Ainsi, en 2005, pour que le choix de l'IR soit plus intéressant que le PFL, il fallait gagner moins de 8 677 €, ce qui correspondait à la tranche imposée à 11% (c'est à dire moins que les 15% du PFL).
A partir ce cette année, la tranche rendant l'IR plus avantageux que le PFL monte jusqu'à 24 432 €... pour une part fiscale. Pour un couple avec enfant(s) ça peut monter assez vite.
Note: IR ou PFL, les 11% de prélèvements sociaux s'appliquent dans tous les cas.