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08.06.08
Aller simple pour LAX
Il y a quelques temps, il y eu ce type qui postait dans les commentaires de mon blog: "si c'est si bien que ça les US, t'as qu'à y retourner". Ce à quoi, évidemment, j'avais répondu: "ben je vais me gêner..." ou un truc du genre...
Bon, j'y suis retourné au moins 3 ou 4 fois depuis... Mais dans 9 jours, c'est plus sérieux que d'habitude: dans la série "une autre vie est possible"... je viens de prendre un aller simple pour LAX.
LAX c'est le terme branchouille pour dire qu'on va à Los Angeles et qu'on voyage tellement un max que pour aller plus vite on donne les codes des aéroports plutôt que les noms des villes. Par exemple, au début de l'année j'ai du annuler un CDG-SEA à cause des grêves (c'est toujours le même problème avec CDG... tous les aéroports parisiens en fait). Du coup je suis allé directement à AUS en passant par LAX et je suis revenu par HOU.
Note: pour fair plus glamour, on pourrait aussi dire Beverly Hills, Hollywood, Venice, Malibu Beach, the Orange County, Sunset Boulevard, Rodeo Drive (re-regardez Pretty Woman
) voire, pour déconner, Santa Barbara... mais en vrai, tout ça, c'est résumé dans "LAX". Sinon c'est que vous n'y connaissez rien en côte ouest... (bon ça va, je rigole...
)
Ceci dit, en réalité, jusqu'à il y a 10 minutes, j'ai failli prendre un aller retour... juste parce que c'est moins cher de prendre un aller retour qu'un aller simple! Oui, ça marche comme ça les compagnies aériennes... Enfin Air France en tout cas... et en gros pour avoir des vols direct entre Paris et la côte ouest, il n'y a pas tellement le choix.
L'autre truc à savoir sur les tarifs de Air France, c'est que le moins cher c'est de prendre un retour entre 15 et 30 jours après le départ... puis de ne pas utiliser le retour si en vrai on voulait un aller simple...
Mais voilà... en prenant mon billet je me suis retrouvé à passer plus de temps à trouver la meilleure date de retour ("au cas où j'aurais envie de rentrer pour le 14 juillet" arf arf) que pour le reste. Et en y réfléchissant un peu, prendre un aller-simple, psychologiquement, c'est pas du tout pareil que de prendre un aller-retour, même "juste au cas où"...
Donc voilà...
Bon, il faut dire aussi que c'est pas pour ça que j'ai surpayé l'aller simple: j'avais des "miles" en stock. En réalité j'avais même assez de miles en stock pour un aller-retour... ou pour un aller simple en classe affaires... mais j'ai l'impression que pour avoir un billet "prime" en classe affaires, j'aurais du m'y prendre 3 mois à l'avance. Pour la classe éco, visiblement, 24 heures suffiraient... Et puis c'est pas plus mal: je suis sûr qu'une fois qu'on a testé la classe affaire on pleure quand on doit retourner en éco... (Pour info, la classe affaire chez AF, ça coûte 5 fois le prix de l'éco. Ca va quand c'est gratuit, mais sinon... on a pas 5 fois plus de place pour dormir... m'enfin...)
L'autre astuce, c'est que les billets prime ne sont pas vraiment gratuits. Il faut quand même payer les taxes d'aéroport. Résultat: on sort quand même la carte bleue et Premier ne peut pas dire qu'on ne bénéficie pas des assurances parce qu'on aurait pas payé avec la carte (Attention: j'ai pas vérifié!). Et en tout état de cause, j'ai découvert que l'Assistance Premier, elle, ne demandait pas de payer avec la carte. Il suffit d'être à l'étranger pour en profiter.
90 jours de couverture donc. D'ici là je devrais avoir le temps de... soit prendre les assurances qui vont bien aux US... soit rentrer en France... ![]()
Voilà. Il me reste 9 jours pour déclarer mes impôts et compresser ma vie dans 2 valises pour recommencer plus à l'ouest. Peut-être que je dramatise un peu là, non? ![]()
Je crois que je vais commencer par un épisode de House M.D...
07.07.07
USA '07 et guides de voyage
Récemment, plusieurs personnes m’ont envoyé des mails ou même posté des commentaires me disant que si les Etats-Unis c’était tellement bien, je n’avais qu’à y retourner…
…comme si j’allais me gêner! 
Bon ok, j’avoue, je me gêne d’autant moins que j’y vais à moitié pour des raisons professionnelles (ce qui permet en outre de voyager hors-taxes – au moins pour le billet d’avion – et sans impôts).
Anyway, j’ai eu tellement de demandes de conseils suite à mes précédents billets (notamment San Francisco), que cette fois-ci je vais essayer de prendre les devants. Commençons par les guides de voyage…
J’en ai acheté plein. (plus qu’avant!) Tous sur la partie Chicago -> San Francisco. Et puis j’ai comparé.
Le guide du Routard
Contrairement à la croyance populaire, le Guide du Routard c’est pas le pied… Super bof! Je pense que c’est bien uniquement si vous n’avez “pas une thune” et que vous cherchez les adresses des auberges de jeunesse. Mais si vous êtes dans ce cas, 1) vous n’allez probablement pas aller aux US, et 2) vous pouvez trouver les adresses des “hostels” de jeunesse sur Google!
Le seul avantage du Routard, c’est son prix: 14,90 € le morceau. Mais sur le prix total du voyage…
Lonely Planet
A l’autre bout du spectre, le Lonely Planet est probablement le plus cher. Jusqu’à 40 € à la Fnac pour un guide special Chicago dispo en anglais uniquement et importé. Probablement les guides les plus complets et les plus intéressants… surtout sur l’aspect culturel.
Mais je pense que la meilleure façon d’illustrer la différence de niveau avec le précédent, c’est une petite citation:
Routard Côte Est 2007/08, page 249:
“Un soir de l’année 1871, la vache (celle-ci n’a pas porté fortune…) de M. O’Leary aurait donné un coup de pied dans une lampe à pétrole. Ainsi débuta, semble-t-il, le grand incendie qui ravagea pendant trois jours un tiers de la ville et tout le quartier des affaires! Trois cents morts et 20 000 maisons détruites. Les milliers de tonnes de gravats…”
Lonely Planet Chicago 2006, page 52:
“On October 8, 1871, the Chicago fire started just southwest of downtown. For more than 125 years, legend has had it that a cow owned by a certain Mrs O’Leary kicked over a lantern, which ignited some hay, which ignited some lumber, which ignited the whole town. The image of the hapless heifer has endured despite evidence that the fire was actually the fault of Daniel ‘Peg Leg’ Sullivan, who dropped by the barn on an errand, accidentally started the fire himself and then tried to blame it on the bovine. (The Chicago City Concil officially passed a resolution in 1997 absolving the O’Leary family of blame.)
However it started, the results of the Chicago fire were devastating. it burned for three days, killing 300 people, destroying 18 000 buildings and leaving 90 000 people homeless….”
01.03.07
Partir aux US?
Bon, je dois avouer que je suis pas forcément d'accord avec tout ce qu'il dit Loïc Le Meur... sauf quand c'est moi qui suis cité dans son blog... ayant moi même cité Jacques Attali ![]()
Mais ce qui me laisse vraiment perplexe c'est les commentaires... déjà par le nombre... mais surtout par les revendications politiques extrêmes que certains véhiculent. Au secours!
Je ne sais pas si je dois en rigoler et me dire qu'on a les commentaires qu'on mérite ou si je dois en tirer la leçon d'éviter à tout prix de politiser mon blog comme Loïc l'a fait!
Sans avoir tout lu, je remarque que ceux qui caressent l'idée de partir parlent tous d'une ville... aux Etats-Unis! Et j'ai envie de remettre ici une citation de Frédéric Beigbeder que j'avais déjà publiée en 2003 mais qui me parait tellement d'actualité ici...
"La France aujourd'hui a le même rapport avec les Etats-Unis que la province avec Paris: mélange d'admiration et de rejet, désir d'en être, gloire d'y résister."
02.12.06
Pourquoi rester en France?
Ok, c’est limite provoc’ comme titre, mais c’est une question qu’on est vraiment en droit de se poser à un moment ou un autre… J’ai d’ailleurs été surpris de constater à quel point différentes personnes de mon entourage avaient déjà réfléchi à la question!
Evidemment, la première raison qui vient à l’esprit, c’est la force de l’habitude (ou la résistance au changement si on veut avoir un discours orienté). Et la question se pose alors sous la forme “pourquoi ne pas rester en France?".
Evidemment, il est clair qu’envisager de changer de pays implique des moyens et des conséquences… conséquentes. Mais imaginons qu’on puisse se le permettre… Qu’est-ce qui nous retient?
Et là, je ne peux pas m’empêcher de citer Jacques Attali dans “Une brève histoire de l’avenir” (d’ailleurs, il faudra que j’en parle plus en détails de ce bouquin):
La qualité de vie en France est telle que, malgré sa fiscalité, peu de gens, même parmi les plus taxés, la quittent: la proportion de grands diplômés français s’expatriant reste faible, comparée à celle des autres pays développés (seuls les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon, l’Australie et l’Espagne font mieux)
(p. 399)
Ca c’est la situation actuelle. Et je veux bien le croire. La qualité de vie est France est vraiment appréciable. Si on compare aux autres pays, le pouvoir d’achat (de consommation), la protection sociale, la liberté individuelle, la diversité culturelle, le climat et probablement même la sécurité (malgré ce qu’on essaye de nous faire croire à coup de manipulations médiatiques), je veux bien croire que le mix final place la France dans le haut de la liste.
Maintenant, je relève aussi que dans son livre Jacques Attali prédit le déclin de la France (qui commence maintenant) (Note de moi: allumez la TV, vous comprendrez!
). Il prédit aussi l’apogée des Etats-Unis et plus précisément de la Californie (comme par hasard…) dans 10 ans.
La question qui se pose alors deviendrait plutôt: “Rester en France… pour combien de temps encore?” et “Où aller après?“.
30.10.06
Décalage horaire
Hum... ça va faire 4 jours que je suis rentré de Californie et je ne me suis toujours pas remis du décalage horaire (+9 heures). Et le passage à l'heure d'hiver (-1 heure) n'y aura rien changé.
Je me rappelais vaguement que j'avais mis longtemps à m'en remettre, en revenant de mon année à Philadelphie. Mais je ne me rappelais pas que ça pouvait être aussi désagréable à vivre! Mais, parait-il que c'est normal. Philadelphie c'était il y a 12 ans, et les effets du "jet lag" augmentent avec l'âge... C'est bien, ça me rappelle que je deviens vieux (34 ans hier)...
Et c'est d'autant plus troublant que dans l'autre sens (Paris - San Francisco) j'ai à peine senti le décalage. J'avais juste trouvé que c'était plus facile de me lever le matin!
Mais ça aussi, apparemment c'est normal: le corps humain aurait beaucoup plus de facilité à rallonger ses journées (voyages vers l'ouest) qu'à les raccourcir (voyages vers l'est). Et je veux bien le croire... puisque je l'observe toute l'année (mon grand désespoir, c'est que les journées ne durent pas 25 heures... ou 26).
D'après ce que j'ai pu lire ici ou là sur le web, il n'y a pas vraiment de remède efficace, si ce n'est d'accorder un jour à un jour et demi de récupération par fuseau horaire traversé... (encore 4 jours de coma au minimum donc
).
Mais toujours est-il que ça me rassure de lire que les mêmes effets se produisent pour tout le monde. Par rapport au sommeil d'une part, mais aussi et surtout par rapport à l'humeur "dépressionnaire" associée (depression). Le monde me parait profondément dénué de tout sens ces jours-ci. Et je préfère mettre ça sur le compte du décalage horaire que sur le fait d'être rentré en France (le pays où on brûle des autobus pour... euh... pour quoi déjà?) Ah oui, il semblerait qu'on observe également fréquemment des troubles de la mémoire. Ce qui, avec un peu de chance, devrait me permettre d'oublier que le monde est réellement dénué de sens...
Enfin, le pire c'est quand même de se réveiller en pleine forme et en se disant "waouh qu'est-ce que j'ai bien dormi, je sens que ça va être une bonne journée!!! enfin!!!" puis de se rendre compte qu'il est 3:45 du matin, ne pas se rendormir, prendre un petit dej faute de mieux, puis s'écouler à nouveau à 7:30 du mat.
En fait, je pense (ou je crois comprendre) que le corps humain (le mien y compris) fonctionne par cycles de 90 minutes environ. Dans une nuit normale, ces cycles correspondent à des cycles de sommeil. Dans une journée normale, ces cycles correspondent à des phases de concentration et de relachement. Mais surtout, normalement il y a des hormones (type mélatonine) qui permettent de rester endormi toute la nuit et éveillé tout le jour. Sauf que là, pour moi, j'ai l'impression qu'il n'y a rien qui régule. J'ai l'impression de vivre tous les cycles de 90 minutes comme des montagnes russes! 30 minutes de pleine forme, suivis de 15 minutes de "je fais quoi là?" suivis de 30 minutes de coup de barre, suivi de 15 minutes dépressives...
Je pense d'ailleurs que je suis arrivé au bout de mes quelques minutes dans lesquelles je suis assez concentré pour écrire... et encore, ce post est probablement tout décousu... mais je vais le poster quand même, car si quelqu'un le google-trouve en plein décalage horaire un de ces jours, il se sentira peut être moins seul! ![]()
Allez, d'ici 60 minutes j'aurai à nouveau une phase de concentration. Mais que faire d'ici là? Lire "Wired"? Ou "USA Today" de mercredi dernier? ![]()
