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15.04.00

Recrutement [Archive 2000]

  15:59:55, par fplanque   , Catégories: Sagesse, Aventures Quotidiennes

[Ce post a été déterré de mes archives 2000]

Je me rappelle de cette phrase, pleine de sagesse, qui m'a été dite par mon précédent boss chez Planete.net (MAR pour ceux qui y étaient :b):

"Vous ne pouvez pas recruter des gens à votre image.

Car s'ils sont comme vous, ils vont avoir tendance à occuper la même place que vous."

Comme il avait raison!

10.06.99

Traduction des logiciels [Archive 1999]

  21:10:20, par fplanque   , Catégories: IT business, Internationalisation

[Ce post a été déterré de mes archives 1999]


Aujourd'hui j'ai été initié au terrible secret de fabrication de la déplorable médiocrité des traductions de nos logiciels quotidiens! En effet, dans le cadre d'un recrutement de chef de projets, nous avons aujourd'hui reçu un candidat ayant précédemment travaillé dans une SSII de traduction industrielle. Et non des moindres, puisqu'il était en charge de la traduction en français d'un environnement de développement assez connu permettant de réaliser des programmes Windows en disposant "visuellement" des objets et en tapant quelques lignes de Basic... (oui oui on parle bien de la même chose)!


Voici comment il procédait (selon une tradition qui se transmet de collaborateur en successeur depuis la nuit des temps de la localisation): un outil "très astucieux" commence par extraire toutes les chaines de caractères de tous les fichiers source et ressource du projet complet (je parle bien de l'environnement de développement complet!). Il en génère ensuite un fichier Excel dans lequel on retrouve le nom du fichier source, la position, le texte en anglais... reste une colonne vide pour le texte en français! Le gros du travail consiste alors à traduire les chaines de caractères ligne par ligne avant que le "très astucieux" outil ne réintègre ces traductions aux sources!!!


Moi: Mais... et le contexte?
Lui: Comment ça le contexte?

Moi: Oui, une même phrase, ou pire: un mot isolé n'a pas forcément la même traduction selon le contexte!!??
Lui: Oui, mais c'est rare... et dans ce cas, les testeurs nous le signalent lors de la phase de tests.

Moi: Ah? Et les testeurs passent par tous les écrans en comparant l'anglais et le français pour voir si le sens est respecté? Ils provoquent également l'affichage de tous les messages d'erreur?
Lui: Je ne sais pas... je n'ai pas participé aux tests.

Moi: Et vous même, quand vous traduisez, vous vous basez sur votre expérience en programmation?
Lui: Je ne suis pas programmeur!

Moi: Ah? Et ça ne pose pas de problème pour traduire un environnement de développement?
Lui: Vous savez, un logiciel reste un logiciel. D'ailleurs, sur les logiciels bureautiques [du même éditeur] les traducteurs ne sont pas non plus forcément des utilisateurs avancés, mais ce n'est pas un problème. Ce qu'on demande aux traducteurs, c'est de traduire, pas de refaire l'interface!

Moi: Passons à autre chose...


Après cette discussion, j'en suis à me demander comment les logiciels traduits en français arrivent tout de même à séduire certains utilisateurs...


Hum... probablement ceux qui ne parlent pas anglais, ne lisent pas les messages d'erreur par principe et n'ont jamais tenté d'ouvrir les options avancées, voire ne serait-ce que l'aide en ligne!

13.06.98

A quoi sert SSL? [Archive 1998]

  18:56:12, par fplanque   , Catégories: Media Web, HTTP/SSL

[Ce post a été déterré de mes archives 1998]

Exemple concrêt:

  1. Un utilisateur souhaite transmettre son numéro de carte bancaire à un serveur de manière sécurisée.
  2. L'utilisateur doit chiffrer son message (en l'occurence son numéro de carte) grâce à une clé. Et le serveur doit déchiffrer le message grâce à une clé.
  3. Si on utilisait une méthode de chiffrement simple (symétrique), l'utilisateur et le serveur devraient au préalable se mettre d'accord sur une clé de chiffrement/déchriffrement secrête et connue d'eux seuls afin que personne d'autre ne puisse déchiffrer le message.
  4. Cet échange de clé secrête n'est pas possible par Internet, car si on pouvait se transmettre secrêtement une clé, on pourrait directement se transmettre secrêtement le numéro de la carte bancaire. On tourne en rond...
  5. La solution consiste à utiliser une méthode de chiffrement asymétrique: le chiffrement se fait avec une clé et le déchiffrement se fait avec une autre clé. Bien sûr, pour toute clé de chiffrement il n'existe qu'une seule clé de déchiffrement possible. Ces clefs fonctionnent donc exclusivement par paires.
  6. Le serveur définit donc une paire de clefs. Il en garde une secrète (la clef privée). Il en donne une autre à tous ses utilisateurs (la clef publique).
  7. Dès lors, tout utilisateur peut chiffrer son message avec la clef publiquer et l'envoyer en toute confiance au serveur qui sera le seul à pouvoir le déchiffrer car il est le seul à posséder la clef privée, indispensable au chiffrement.

    Note: en réalité, le browser va chiffrer une clef master aléatoire qu'il va envoyer au serveur qui est le seul à pouvoir la déchiffrer avec sa clef privé. Cette clef master est ensuite utilisée pour chiffrer à la fois les messages envoyés au serveur et les messages reçus du serveur. Toutes les informations échangées entre le browser et le serveur sont ainsi cryptées.
  8. Mais ça ne suffit pas. En effet: que se passe-t-il si jamais une personne malveillante diffuse une fausse clef publique? Le message chiffré envoyé par l'utilisateur ne sera plus déchiffrable par la clef privée du serveur. Par contre il sera déchiffré facilement par le pirate qui possède la clef privée correspondant à la fausse clef publique.
  9. Il est donc indispensable que l'utilisateur soit sûr d'utiliser la BONNE clef publique.
  10. Pour être sûr, il dispose d'un certificat émis par une Autorité de certification et qui certifie que la clef est la bonne.
  11. Mais comment être sûr que le certificat n'est pas un faux? Réponse: parce qu'il est signé électroniquement par une aurtorité de certification (AC) connue à l'avance. (Une liste d'AC est préenregistrée 'en dur' dans le browser Web).
  12. La signature électronique fonctionne sur le même principe: l'AC chiffre le certificat avec sa propre clef privée et l'utilisateur déchiffre le certificat avec la clef publique de l'AC. Rappelons qu'il connait cette clef publique à l'avance car les AC et leurs clefs publiques sont préenregistrées dans le browser Web.

13.11.97

the verve - urban hymns

  22:14:00, par fplanque   , Catégories: Musique
the verve - urban hymns

Il y a des soirs où vous êtes faibles, où vous achetez un CD mis en exergue dans un supermarché, juste parce que vous avez vu le clip sur MTV! :-/

En l'occurrence je viens d'acheter l'album de The Verve et c'est tellement tellement tellement mieux encore que ce à quoi je m'attendais, que j'en arriverai presque à vénérer le marketing Virgin dans toute sa splendeur! :)

13 pures merveilles de musique "différente".

01.01.97

Les Feuilles de Style

  21:38:00, par fplanque   , Catégories: HTML & CSS
Les Feuilles de Style

[NDA: Article écrit en Janvier 1997, publié dans le magazine Planète INTERNET]

Les feuilles de style sont la réponse "propre" à tous ceux qui ont imaginé faire de la mise en page avec le langage HTML. Elles permettent non seulement de redéfinir l'aspect des différents éléments du langage HTML mais également de créer une multitude de styles supplémentaires afin d'assouvir les exigences les plus extrêmes des "maquettistes du Web".

Contexte

A son origine, le langage HTML avait été créé pour permettre de donner une structure sémantique aux documents du WWW. Cependant, les derniers 18 mois ont vu l'arrivée massive d'extensions destinées au formatage physique de ces mêmes documents, au point de dénaturer complètement le langage. L'une des principales raisons d'être des feuilles de style (style sheets en anglais), est de stopper la prolifération de ces nouveaux marqueurs HTML tels que <FONT> ou d'attributs tels que BGCOLOR ou PADDING...

Mais les feuilles de style permettent d'aller encore plus loin. Elles vous permettent de définir une "maquette" pour l'ensemble de votre site web et de l'appliquer automatiquement à toutes vos pages. Il suffit pour cela de définir votre feuille de style dans un fichier portant l'extension .css (Cascading Style Sheet) et d'y faire référence depuis toutes vos pages HTML. Ces styles peuvent ensuite être combinés pour modifier légèrement le look d'une page donnée par rapport à la norme. La norme prévoit également de donner le choix à l'utilisateur, des feuilles de styles qu'il désire appliquer à un document.

Néanmoins, à ce jour, seul Microsoft a implémenté un sous ensemble des feuilles de style dans son Internet Explorer version 3.0. Mais Netscape travaille activement à les intégrer dans Navigator 4 dont une première bêta vient de sortir. Spyglass a également annoncé qu'il supporterait les feuilles de style dans son prochain browser.

Principe de fonctionnement

Les feuilles de styles vous permettent de redéfinir complètement la manière dont s'affichent les différents éléments structurels d'une page HTML. Ainsi, vous pouvez redéfinir de quelle manière s'affiche un paragraphe standard, un titre de niveau 2 ou encore une liste numérotée. Mais les feuilles de style vous permettent également de définir de nouveaux styles, comme dans notre exemple où nous définissons la classe "chapo" pour les paragraphes d'introduction de notre document.

Pour définir la feuille de style, nous disposons de plusieurs méthodes: soit nous définissons les styles à la volée lorsque nous utilisons un marqueur, soit nous faisons référence à une feuille de style externe, soit nous incluons le style dans la section HEAD de notre page. Cette dernière méthode est celle que nous utilisons dans nos exemples.

Un exemple

Parmi les illustrations de cet article, vous pouvez apercevoir trois captures d'une même page HTML sur laquelle on a appliqué des feuilles de style différentes. La copie d'écran la plus austère est du HTML brut, sans aucun style appliqué.

Vous trouverez ci dessous le code source de l'une de ces pages:

<HTML>
     <HEAD>
     <TITLE>Page avec feuille de style</TITLE>
     <STYLE TYPE="text/css">
     <!--
     BODY { background: white }
     H1, H2, H3 { font-family: Playbill, fancy }
     H1 { color: brown; font-size: 72; text-align: center; text-decoration: underline }
     H2 { color: maroon; font-size: 48 }
     P { font-family: serif; margin-left: 12% }
     P.chapo { font-size: large }
     -->
     </STYLE>
     </HEAD>
     <BODY>
     <H1>Les feuilles de style</H1>
     <H2>De la PAO sur le Web!</H2>
	 
     <P class="chapo">Les feuilles de style sont la réponse "propre" à tous ceux qui
     ont imaginé faire de la mise en page avec le langage HTML. Elles permettent non
     seulement de redéfinir l'aspect des différents éléments du langage HTML 
     mais également de créer une multitude de styles supplémentaires afin
     d'assouvir les exigences les plus extrêmes des "maquettistes du Web".</P>
	 
     <H2>Contexte</H2>
	 
     <P>A son origine, le langage HTML avait été créé pour permettre de donner une 
     structure sémantique aux documents du WWW. Cependant, les derniers 18 mois 
     ont vu l'arrivée massive d'extensions destinés au formatage physique de ces 
     mêmes documents, au point de dénaturer complètement le langage. L'une des
     principales raisons d'être des feuilles de style (style sheets en anglais),      
     est de stopper la prolifération de ces nouveaux marqueurs HTML tels que
     &lt;FONT&gt; ou d'attributs tels que BGCOLOR ou PADDING...</P>
	 
     </BODY>
</HTML>

Vous pouvez découvrir la définition de la feuille de style entre les marqueurs <STYLE> et </STYLE>. Cette définition est incluse dans un commentaire HTML (<!-- ... -->) afin qu'un browser n'ayant pas connaissance des feuilles de style n'affiche pas de texte indésirable.

Vous pouvez constater qu'on redéfinit le style d'affichage des éléments <BODY><H1><H2><H3> et <P>. On définit également une nouvelle classe pour l'élément <P> que l'on nomme "chapo". Les styles redéfinis sont pris en compte automatiquement pour toute la page. Par contre, pour utiliser la classe chapo, nous sommes obligé de préciserCLASS="chapo" dans le marqueur <P> commençant le paragraphe concerné. La classe "chapo" s'applique alors jusqu'au marqueur </P> qui suit.

Si vous voulez appliquer une classe à une zone plus étendue, il vous suffit de délimiter cette zone au moyen des marqueurs suivants:

<DIV class="chapo">
   vos paragraphes....
</DIV>

Comme nous l'avons évoqué plus haut vous pouvez également définir un style "à la volée" comme ceci:

<DIV STYLE="font-size: large">
     vos paragraphes....
</DIV>

Parmi les attributs que nous avons redéfini on trouve la couleur des caractères (color: <code couleur>), la couleur de fond (background: <code couleur>), la taille des caractères (font-size: <taille>), l'alignement du texte (text-align: [left | right | center]) ou encore la police de caractères à utiliser (font-family: <liste de noms>).

On retombe ici dans l'éternel problème de nommage des polices de caractères. Vous pouvez donc préciser une liste de noms séparés par des virgules en espérant tomber sur un nom de police installée sur le poste du client. Néanmoins, il est recommandé de terminer la liste par un nom générique qui sera reconnu par tous les clients. Ces noms génériques sont:serif (avec empattement), sans-serif (sans empattement), cursivefantasy, et monospace (type courrier).

Un autre exemple

Vous trouverez ci dessous la définition de l'autre feuille de style utilisée dans nos exemples:

 <STYLE TYPE="text/css">
 <!--
     BODY { background: #FFFFE0 }
     H1, H2, H3 { font-family: monospace, font-style: italic }
     H1 { color: red; text-align: center }
     H2 { color: #FFFFE0; background: red; text-align: right }
     P { font-family: sans-serif; margin-left: 12%; margin-right: 12%; text-align: right }
     P.chapo { color: gray; font-weight: bold }
 -->
 </STYLE>

Comme vous pouvez le constater, il suffit de faire quelques modifications au niveau du style pour changer complètement l'aspect du document affiché.

Images de fond

Autre avantage des style sheets: le désormais [NDA: tristement] traditionnel attribut BACKGROUND du marqueur<BODY> est remplacé par une syntaxe bien plus riche en possibilités. En effet: non seulement, vous pouvez appliquer l'attribut background à virtuellement n'importe quel élément HTML, mais de plus, si vous choisissez d'afficher une image de fond, vous pouvez contrôler précisément de quelle manière celle-ci doit être répétée.

Pour indiquer une couleur de fond, la syntaxe est triviale:

 {background: red}
 {background: #6633FF}

Par contre, pour une image, c'est un tout petit peu plus complexe:

 {background: url(http://www.domaine/image.gif)}

Faut-il utiliser les feuilles de style ou non?

Après ces quelques exemples d'application des feuilles de style, il est encore possible d'hésiter à les utiliser par rapport aux diverses extensions HTML qui sont déjà bien implantées. On peut même être tenté de mélanger les deux afin de profiter du maximum de possibilités offertes.

Néanmoins, d'ici quelques mois, vous reviendrez probablement naturellement à un code HTML plus pur et vous en exclurez tout ce qui ne concerne pas la structure même du document alors que les feuilles de styles vous offriront des possibilités inégalées en termes de mise en page et de contrôle de l'affichage.

[NDA: A ce jour, en 2002, la question ne se pose absolument plus: OUI il FAUT utiliser les feuilles de style, et RIEN QUE CA!]

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