Blog agrégé

Ce Glob est une agrégation de tous mes blogs français.

Bitcoin FTW!

Bitcoin FTW!

Lorsque j'ai créé ce blog "Argent" vers 2006 (en y plaçant divers articles que j'avais écrit depuis 2003), j'avais écrit une tagline du style "Vous avez vu ce que les geeks ont fait avec Internet? Avec Wikipedia? Imaginez qu'ils s'intéressent à la finance..."

Je pensais qu'ils feraient de la banque en ligne ultra bas coût, avec des contrats d'assurance vie pilotés par algorithme ou par consensus... Bref de la finance personnelle ultra optimisée.

Ca s'est fait partiellement.. très partiellement...

Mais le résultat geek + finance est ailleurs et bien plus percutant : Bitcoin !

Et ceux qui ont sauté dans le train au début, en 2009, sont devenus multi-millionnaires à partir de rien. Les premiers bitcoins avaient une valeur de 0 et étaient générés par paquets de 50 toutes les 10 minutes. Aujourd'hui 1 seul bitcoin vaut $ 8000 !

Est-il trop tard pour investir? Personnellement je pense qu'on est loin d'avoir tout vu... ;)

Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande ma chaine YouTube sur le sujet.

Domotique KNX : Introduction

Domotique KNX : Introduction

Vous vous apprêtez à faire construire une maison ou un appartement et vous voulez l'équiper en domotique. Voici ce que vous devez savoir sur la norme KNX, à la fois pour comprendre le devis de votre installateur mais aussi pour savoir ce que vous pouvez raisonnablement lui demander ou non...

KNX (aussi appelé "Konnex") est la norme d'interconnexion d'équipements domotiques multi-marques la plus répandue au monde et tout particulièrement en Europe (la France est un peu à la traine en termes d'adoption). A ce jour, 412 fabricants proposent du matériel compatible et il existe plus de 68.000 installateurs certifiés. Tout cet écosystème est géré par la KNX Association.

KNX est une solution essentiellement filaire, c'est à dire que la majorité des équipements seront liés entre eux par un câble que l'on passe dans les mûrs. C'est lourd à planifier et à installer, mais c'est très fiable et il n'y a pas besoin de changer des piles en permanence.

Le bus KNX

Dans l'absolu, le protocole KNX permet aux matériels participants de communiquer entre eux sur différents médias: paire torsadée, radio-fréquence, réseau Ethernet/IP, courant-porteur, infra-rouge... Toutefois, le plus utilisé est le câble bus KNX qui ressemble à un câble téléphonique ou câble réseau de couleur verte. Ce câble vert est aussi communément appelé câble KNX. Ce câble contient 2 paires torsadés de 2 fils (0,8 mm): la première paire (fils rouge + noir) est le bus de communication; la seconde paire (fils blanc + jaune) peut avoir divers usages (alimentation supplémentaire, connexion d'extensions propriétaires, paire de secours au cas où le rouge+noir devenait défaillant...)

A noter: vous trouverez parfois aussi le terme EIB (European Installation Bus) qui est la version originale (crée en 1987) du bus KNX.

Dans une installation KNX typique, tous vos interrupteurs sont reliés à ce câble vert (et non pas au 230 V). Ils envoient un télégramme sur le bus lorsque l'on appuie sur un bouton. Un même interrupteur peut ainsi avoir plusieurs touches, chaque touche pouvant envoyer un ou plusieurs télégrammes différents sur le bus. Sur ce même bus KNX, vous pouvez connecter des détecteurs de mouvement, des détecteurs de CO2, des thermostats, etc. Tous peuvent également envoyer et recevoir des télégrammes sur le bus. De manière générale ces élément sont appelés des capteurs.

Les capteurs sont en général auto-alimentés par le bus KNX (Courant Continu 29 volts). Cela est possible grâce à une alimentation de bus placée dans votre tableau électrique. Dans la norme KNX, chaque capteur doit consommer au maximum 10 mA. Si un élément a besoin de plus (par exemple: une station météo), on peut utiliser les fils blanc+jaune pour fournir une alimentation supplémentaire.

Selon le nombre de participants à notre installation, il existe des alimentations plus ou moins puissantes, par exemple 320 mA ou 640 mA pour 32 ou 64 participants. La longueur maximum entre l'alimentation et le participant le plus éloigné est de 350m. Il est possible de mettre 2 alimentations maximum par ligne de bus KNX (voir plus bas pour les lignes et les coupleurs).

Les actionneurs

Envoyer des télégrammes sur le bus n'est utile que si quelqu'un les reçoit et y réagit. C'est là qu'interviennent les actionneurs (ou acteurs). Il s'agit typiquement de boitiers intégrés au tableau électrique, reliés eux aussi au bus KNX et qui, lorsqu'ils reçoivent un certain télégramme vont ouvrir ou fermer un relais. Cela va permettre d'allumer ou d'éteindre une lampe par exemple. Ces actionneurs sont typiquement vendus en boitiers intégrant 4, 8 ou 16 relais pour une seule carte électronique.

Il existe également des actionneurs pour lampes "dimmables" ("variateurs"), pour volets roulants (souvent appelés "jalousies" dans la terminologie KNX) ou pour vannes de chauffage (ces derniers vont typiquement recevoir des télégrammes de la part des thermostats).

Afficheurs

Divers types d'afficheurs peuvent être connectés au bus, allant de petits écrans LCD de signalisation jusqu'à de grands écrans tactiles couleur permettant de commander toutes les fonctions de la maison. Il s'agit toujours du même principe, les états affichés correspondent aux télégrammes reçus et lorsque l'écran est tactile, des télégrammes précis sont envoyés pour chaque action.

Passerelles

Il existe aussi des passerelles Homekit ou Alexa par exemples, qui permettent alors d'envoyer des télégrammes depuis un téléphone ou par commande vocale.

La programmation

Aucun comportement n'est prédéfini. Par défaut, lorsque l'on branche les interrupteurs et les actionneurs tous ensemble sur le bus, ils ne savent pas communiquer entre eux et ne savent donc rien faire d'utile.

L'installateur doit donc utiliser un logiciel spécial appelé ETS et fourni par la KNX Association (1000 € HT -- cher pour un particulier mais rentable pour un installateur). ETS permet d'assigner une adresse physique à chaque participant (interrupteurs, actionneurs...). Ces adresses physique sont un peu comme les adresses IP de l'Internet. Elles permettent à chaque appareil d'avoir une adresse unique. Typiquement 1.1.1, 1.1.2, 1.1.3, etc.

Ensuite, l'installateur va définir des comportements au sein de chaque appareil participant et en particulier l'envoi et la réception de télégrammes sur des adresses de groupe. Par exemple, sur une même adresse de groupe, on pourrait avoir 3 touches sur 3 interrupteurs différents et un actionneur. Chaque touche peut envoyer un télégramme qui fera basculer l'actionneur entre on et off. L'actionneur peut, lui aussi, émettre un télégramme de retour d'état sur cette même adresse de groupe. Ainsi les 3 interrupteurs peuvent, par exemple, allumer ou éteindre une LED d'état correspondant à l'état de l'actionneur.

Lorsqu'un participant envoie un télégramme sur une adresse de groupe, ce télégramme sera "vu"/"entendu" par tous les participants du bus, mais seuls ceux qui sont programmés pour réagir à l'adresse de groupe en question vont réagir à ce télégramme (les autres participants vont l'ignorer).

Intelligence décentralisée

L'une des particularités du système KNX est qu'il ne nécessite pas de "centre nerveux", c'est-à-dire pas d'ordinateur central qui pourrait tomber en panne et mettre à mal tout le système. Chaque participant communique directement avec les autres et chacun intègre sa propre intelligence. Si l'un d'eux tombe en panne, la panne est typiquement limitée aux fonctions de ce seul appareil.

Le revers de la médaille de cette décentralisation est que chaque participant doit intégrer son propre microprocesseur et son propre logiciel, ce qui augmente sensiblement le prix de chaque composant.

Il est possible d'ajouter des "serveurs" ou des "modules de fonctions logiques" à une installation pour obtenir des fonctions complexes, mais ce n'est pas une obligation (contrairement à ce que le discours commercial de certains fabricants ou installateurs aimerait vous laisser croire).

Topologie

Une ligne de bus KNX peut avoir 64 participants (n°0 à 63) en plus de l'alimentation de bus. Cette ligne de bus peut être installée physiquement de manière linéaire (aller d'un interrupteur vers le suivant, etc), en étoile, ou un mélange des deux (arborescence). L'électricien peut faire à peu près n'importe quoi (sauf faire des boucles) pour relier les participants lors de l'installation, ce qui a des avantages (pour lui) et des désavantages (pour vous, sur le long terme -- il vaudrait mieux avoir une configuration 100% en étoile pour un maximum de souplesse à l'avenir).

La longueur maximale du bus est de 1 km, mais en pratique la limite est de 350m par rapport à l'alimentation. La vitesse de communication est de 9600 bps, ce qui est ridiculement faible (comparé à un réseau Ethernet opérant à 1 Gbps soit 1 000 000 000 bps) mais acceptable car les télégrammes sont ridiculement compacts (parfois 1 bit de charge utile, maximum 16 octets de charge utile). C'est grâce à cette faible vitesse que l'on peut opérer avec des topologies très diverses et des longueurs de câbles très grandes.

Si vous avez besoin de plus de 64 participants, vous pouvez installer des répéteurs de lignes (bricolage, un peu comme les répéteurs WiFi) ou bien des coupleurs de ligne branchés à une ligne principale (maximum 15 coupleurs de ligne). Dans le cas de coupleurs de ligne, chaque ligne aura sa propre alimentation.

Sur une nouvelle ligne, les adresses physiques seront différentes. Par exemple:

  • Ligne 1 (par exemple la ligne principale): 1.1.1, 1.1.2, 1.1.3, etc.
  • Ligne 2 (par exemple la ligne "RF"): 1.2.1, 1.2.2, 1.2.3, etc.

Vous pouvez aller encore plus loin avec des coupleurs de zone, mais c'est hors du contexte d'une maison individuelle. (On aurait des adresses du type 2.1.1, 2.1.2, 2.1.3, etc.)

En revanche, ce qui sera plus courant dans une maison individuelle sera d'avoir des coupleurs supplémentaires entre le bus KNX et le réseau Ethernet/IP, un coupleur RF (pour utiliser des télécommandes sans fil), éventuellement une interface USB... et une passerelle vers HomeKit ou Alexa... dont je vous reparlerai au prochain épisode si il y a des intéressés ;)

Quel intérêt d'avoir des taux d'intérêts négatifs?

Quel intérêt d'avoir des taux d'intérêts négatifs?

On entend de plus en plus parler de taux d'intérêts négatifs. C'est à dire que quand on place son argent, au lieu que ça rapporte des intérêts, ça en coûte!

Ca ne fait aucun sens? En fait, si...

Voilà ce que j'ai compris:

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Perdre du poids... c'est très simple!

Perdre du poids... c'est très simple!

C'est toujours la même histoire: les gens envoient de véritables "messages de détresse" expliquant qu'ils font tout bien comme il faut mais qu'à chaque fois qu'ils arrivent à maigrir un peu (en se mettant en auto-famine) ils reprennent immédiatement derrière (évidemment, votre corps se protège contre la famine!).

Je vais ici tenter de résumer très simplement ma réponse, testée et éprouvée sur moi-même, ma femme et mon entourage. Touts ceux et celles (elles se reconnaitront) qui la suivent on maigri sans reprendre. Toutes celles qui n'ont pas essayé n'ont pas perdu un gramme depuis qu'on en a parlé (elles se reconnaitront aussi).

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Quel avenir pour les blogs?

Quel avenir pour les blogs?

Ce blog a plus de dix ans!

Et je viens de passer quelques heures à faire un peu de ménage/maintenance... Un nouvel habillage plus sobre et surtout: suppression d'un grand nombre de liens cassés qui pointaient vers des sites ne présentant plus du tout le contenu d'origine... (et je suis loin d'avoir fini).

C'est une occasion de se rendre compte à quel point le web a changé en dix ans... mais aussi une occasion de s'interroger sur l'avenir de ce blog et des blogs en général...

J'ai l'impression que du fait des réseaux sociaux, il y a de moins en moins de blogs personnels. En même temps, à chaque fois que je cherche une info sur Google, je me rends compte qu'il y a de plus en plus de blogs professionnels, semi-professionnels ou amateurs spécialisés.

Je pense qu'il y a donc une mutation de la blogosphère (on n'utilisait plus ce mot depuis un moment non? ;) vers une forme moins intimiste et plus informative (même si l'info est orientée). Moi même je raconte de moins en moins ma vie sur mes blogs tandis que j'écris volontiers un post pour expliquer comment faire ceci ou cela...

La distinction entre site web et blog devient plus floue aussi...

En même temps, compte tenu de la manière dont Facebook traite ses utilisateurs, s'approprie leur contenus et ne respecte rien (à commencer par la vie privée), je me prends parfois à rêver que les gens vont prendre conscience de l'intérêt d'avoir leur propre site et d'être maitres de leurs contenus... et du destin de ces contenus.

Mais le problème c'est que même avec des logiciels ou des services ultra simples, créer son blog ou son site reste un effort supplémentaire par rapport à poster sur un réseau social sur lequel on a déjà un compte... Je ne suis donc pas très optimiste pour le grand public...

Je pense donc que les blogs vont continuer à se professionnaliser et à se spécialiser.

La question pour moi est: est-ce que je dois découper mon blog perso en plus petits blogs spécialisés (par exemple un blog nutrition), chacun sur son propre site? (en plus, c'est très facile à faire avec b2evolution!)