Catégories: "IT business"

Canal Sat / Pilotime: Affligeant!

Canal Sat / Pilotime: Affligeant!

Me voilà donc rentré de Californie et presque remis du décalage horaire... Je décide donc de régler quelques affaires en suspens, à commencer par l'échange de mon décodeur CanalSat.

Le décodeur Canal Satellite en question est une insulte envers le consomateur connue sous le nom de Pilotime. Je ne l'utilise que faute d'alternative sérieuse disponible sur le marché. Bref, c'est un décodeur avec disque dur intégré fabriqué par Thomson et d'une fiabilité tellement déplorable qu'on aurait pu croire qu'il s'agissait d'un produit Philips (mais je ne vais pas commencer à parler de Philips ici, sinon ça risque d'être très très très long...). D'ailleurs, il n'y a pas que la fiabilité qui est insultante, il y a le design de la télécommande aussi. Mais passons...

Je m'en vais donc échanger l'immonde boitier chez un distributeur agréé. Quatre! Oui, j'ai dû passer chez 4 distributeurs différents avant d'en trouver un avec le matériel en stock. "C'est un produit qu'on ne fait pas beaucoup". C'est presque rassurrant pour les pigeons comme moi qui auraient pu se laisser tenter si le produit avait été dispo.

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Apple showtime (iTunes 7, iPod, iTV): un média center pathétique et des bonus bienvenus!

Aujourd’hui avait lieu la très attendue présentation “It’s Showtime” de Apple… à Los Angeles… et non pas à l’Apple Expo Paris qui ouvrait également ses portes aujourd’hui. Pour nous en France, il faudra donc se contenter de la retransmission quicktime…

La “grosse” nouveauté, c’est qu’on peut maintenant acheter des films sur le iTunes “music” (video) store entre $9.99 et $14.99 et qu’on peut les regarder sur son iPod. C’était déjà possible avec les séries TV avant. Et ce n’était déjà pas possible hors des Etats-Unis avant. Rien n’a changé sur ce plan…

Donc… pour nous en Europe, c’est un non évènement, et on comprend pourquoi Steve Jobs n’a pas fait le déplacement. N’empêche, que du point de vue du calendrier, ça fait désordre…

Apple espère fournir des films “à l’international” en 2007. Personnellement, je pense qu’on va pouvoir s’en passer… Les films seront dispos en même temps que les DVDs et la résolution est de 640*480 pixels… seulement! C’est mieux que ce que faisait Apple auparavant, mais c’est inférieur à un DVD, et surtout, à l’heure de la TVHD, c’est un peu minable. Okay pour regarder sur iPod, mais attendez la suite… Apple a de “grandes” ambitions… pour la basse def! (voir plus bas)

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2006 et le paradoxe de la bande passante

Il y a à peu près $ 3.000.000.000 (à 500 milliards de dollars près) de fibres optiques enterrés dans les sols des 5 continents depuis quelques années. Seuls 2 à 3% de ces fibres sont aujourd'hui utilisées.

Cela induit non seulement une baisse assez incroyable des coûts de bande passante, mais cela laisse également des perspectives d'avenir assez vertigineuses.

Paradoxalement, la boite qui profite le mieux aujourd'hui du développements des l'Internet et/ou des télécoms (c'est devenu à peu près la même chose), c'est Google. Et paradoxalement, l'essentiel de l'activité de Google est basée sur le texte!

Et le texte, c'est ce qui consomme le moins de bande passante! Comparé à de la musique ou bien pire, de la vidéo, on peut même dire que le texte ne consomme rien! Et pourtant la page d'accueil de Google, c'est presque que du texte. Leur moteur de recherche est utilisé principalement pour rechercher du texte. Même leur modèle de pub révolutionnaire (AdSense) propose des publicités... textuelles!

De même, avant le web, l'application internet la plus utilisée reste l'e-mail. Essentiellement du texte!

Après le web, l'une des applications "qui monte" le plus vite, c'est... la messagerie instantanée (type MSN messenger). Non seulement c'est du texte, mais là, en plus, les djeunz on tendance à raccourcir les mots au strict minimum. Encore plus léger que du texte!!

Alors bien sur il y a Skype, les webcams... mais si on regarde les utilisateurs, ils continuent à taper plutôt que de parler. D'ailleurs, souvent ils tapent plus vite que nous ne parlons!

Evidemment, il suffira que l'industrie des médias sorte de sa frillosité actuelle et se mette à diffuser ses contenus vidéos en HD sur le net pour complètement changer la donne. La vidéo HD fera sans nul doute s'allumer toutes ces fibres noires.... un jour. (Et sinon les médias, c'est probablement le peer-2-peer et ou les podcasts qui le feront... seulement plus lentement...)

Mais pour l'instant, je trouve que la situation à vraiment de quoi faire sourire! ;)

Pourquoi Google indexe les livres

Sur books.google.fr ou books.google.com on peut rechercher dans le contenu d'un nombre incroyable de livres réels, des livres en papier qui ont été scannés (ou fournis sous forme PDF/postscript par les éditeurs).

La grande presse :)) en a fait grand écho en criant au big brother qui veut indexer le monde réel et à la domination américaine sur l'information. L'Europe a riposté en annonçant un grand programme de numérisation des livres culturels de la vieille Europe pour que ce patrimoine ne se retrouve surtout pas noyé sous la masse de littérature amerloque dont le web allait sans nul doute être prochainement innondé...

Ouais, bien...

Ce que personne ne dit, c'est que Google n'en a que faire de la domination culturelle américaine. Au contraire Google va même indexer un maximum de livres dans toutes les langues qu'il supporte (une centaine aujourd'hui / sur quelques 5000 dialectes parlés dans le monde).

Et pourquoi me direz vous? Pas seulement pour fournir plus de supports de pubs! Si Google indexe des livres réels et non plus seulement des pages web, c'est pour une raison première très précise: récolter un maximum d'information sur les modèles linguistiques!

En effet, les livres réel sont une quasi garantie de non-spam! On peut considérer que 99% des livres réels ont un contenu non orienté vers un objectif marketing ou commercial unique. On peut considérer que 99% des livres réels sont écrits dans un style destiné à transmettre de l'information.

En analysant les formes linguistiques utilisées dans ces livres, Google peut, petit à petit, améliorer la manière dont il valorise les contenus trouvés sur le web. En d'autres termes: séparer le bon grain de l'ivraie. Et de l'ivraie... il y en a des tonnes sur le web!

Parce que, rappelons le, le but de Google c'est de fournir des résultats de recherche pertinents. Si vous voulez injecter de la pub/spam à bon compte, il faut passer la caisse Google.

Dans ce monde, tout n'est pas politique comme on dit. Tout est, avant tout, commercial.

Le modèle Google

Si Google vaut aujourd'hui plusieurs centaines de milliards de dollars, c'est essentiellement pour sa capacité à vendre de la publicité ciblée par mots clefs (les "AdWords").

Il y a deux endroits où Google délivre cette publicité:

  • Au dessus et à côté des résultats de recherche Google
  • Sur les pages web des sites affiliés ("AdSense")

J'ai déjà parlé de AdSense et de la route vers le web 3.0, mais la publicité délivrée en même temps que les résultats de recherche reste sans doute la plus puissante des formes de marketing jamais inventée à ce jour. (Ironiquement, ce n'était certainement pas dans le plan de départ à la création de Google...)

L'incroyable efficacité de ce mode de marketing vient du fait qu'il n'y a besoin d'aucune technique plus où moins hasardeuse pour s'immiscer dans le flux d'attention du prospect. Le prospect est déjà en train de chercher quelque chose. Il ne reste plus qu'à lui servir la solution sur un plateau! En fonction des mots clefs qu'il à tapés, le système de Google est capale de lui proposer les offres de ses annonceurs les plus adaptées. Pour peu que ces annonceurs aient acheté les bons mots clefs pour les bonnes offres...

L'autre force du système, c'est la fameuse longue queue! Puisque les annonces ne s'affichent que pour des mots clefs définis, il est économiquement rentable de diffuser des annonces pour n'importe quel marché de niche!

Il y a trois cas au moins dans lesquels Google ne peut pas proposer une offre pertinente:

  • L'utilisateur n'a pas tapé des mots clefs suffisament précis
  • Les annonceurs n'ont pas acheté les mots clefs tapés par les utilisateurs pour une recherche donnée
  • L'utilisateur veut juste une information, il ne veut pas acheter...

Dans tous ces cas, l'utilisateur va cliquer sur un site dans les résultats de recherche, plutôt que sur une annonce Google AdWords. C'est là que le programme AdSense intervient!

Autour du contenu (parfois même dedans) que l'utilisateur va lire, encore de la pub ciblée. Cette fois-ci par rapport au contenu de la page et non plus par rapport aux mots clefs tapés lors de la recherche. Ceci élargit le champ du possible et provoque souvent l'affichage de nouvelles annonces... Avec un peu de chance, suffisament pertinentes pour que le prospect clique dessus, y compris s'il cherchait juste une information au départ...