Catégorie: "Web 2.0 and up"

Facebook: le meilleur moyen de partager ses photos entre amis

"Les appareils photos numériques, c'est bien, tout le monde fait plein de photos, ça coûte pas cher... et après... ben après... on les voit jamais!!"

Vous ne vous êtes jamais dit ça? ;)

D'un autre côté, c'est normal, on ne va quand même pas imprimer 500 photos tous les mois!! Et puis ce serait pas très écolo.

Sinon, on a tous probablement déjà essayé le charger nos photos sur un site de partage, mais soit c'est public et on a pas forcément envie que tout le monde voie comment on a fini le dimanche au petit matin (non perso, je ne mes sens pas concerné :D), soit on met de mots de passe qu'on oublie et puis de toutes façon, quelques semaines plus tard nos photos sont perdues dans les méandres du world wide web... personne ne peut mémoriser toutes les adresses de toutes les photos...

C'est là que Facebook intervient!

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Les 2.0 sceptiques

Les 2.0 sceptiques

Régulièrement, je vois passer des articles dans la catégorie 2.0 sceptique… [Note: l’article source n’existe plus]

A chaque fois, je ne peux m’empêcher de faire la comparaison avec ce qui se passait il n’y a même pas 10 ans, lorsque les gens découvraient l’open source.

Le web 2.0 est comme l’open source:

  • Il n’a pas de définition claire et précise (ou du moins unique);
  • Il ne correspond à aucun business model antérieur, connu et éprouvé;
  • Il génère de la résistance au changement;
  • Les protagonistes dudit phénomène ne portent pas de cravate!

Cela fait quelques années qu’on n’entend plus dire que l’open source est une “hypothèse ridicule” et que “ça ne marchera jamais".

Combien de temps encore pour le web 2.0 ?

Ironiquement, ça fait 10 ans que l’on nous parle de télé interactive et de publicités où l’on peut acheter impulsivement d’un simple appui sur une touche de sa télécommande.

Ironiquement, à l’heure où les gens passent moins de temps devant leur TV et plus de temps sur l’Internet, à l’heure où acheter d’un simple clic est devenu une réalité, on refuse tout à coup d’y croire…

Peut être parce que ça ne se passe pas sur le canapé du salon?

Encore quelques mois de patience et il y aura des Apple TV et des Tivo 2.0 dans tous les salons… enfin je veux dire – en France – des Neufbox / Freebox / bidulobox 2.0 dans tous les salons.

2006 et le paradoxe de la bande passante

Il y a à peu près $ 3.000.000.000 (à 500 milliards de dollars près) de fibres optiques enterrés dans les sols des 5 continents depuis quelques années. Seuls 2 à 3% de ces fibres sont aujourd'hui utilisées.

Cela induit non seulement une baisse assez incroyable des coûts de bande passante, mais cela laisse également des perspectives d'avenir assez vertigineuses.

Paradoxalement, la boite qui profite le mieux aujourd'hui du développements des l'Internet et/ou des télécoms (c'est devenu à peu près la même chose), c'est Google. Et paradoxalement, l'essentiel de l'activité de Google est basée sur le texte!

Et le texte, c'est ce qui consomme le moins de bande passante! Comparé à de la musique ou bien pire, de la vidéo, on peut même dire que le texte ne consomme rien! Et pourtant la page d'accueil de Google, c'est presque que du texte. Leur moteur de recherche est utilisé principalement pour rechercher du texte. Même leur modèle de pub révolutionnaire (AdSense) propose des publicités... textuelles!

De même, avant le web, l'application internet la plus utilisée reste l'e-mail. Essentiellement du texte!

Après le web, l'une des applications "qui monte" le plus vite, c'est... la messagerie instantanée (type MSN messenger). Non seulement c'est du texte, mais là, en plus, les djeunz on tendance à raccourcir les mots au strict minimum. Encore plus léger que du texte!!

Alors bien sur il y a Skype, les webcams... mais si on regarde les utilisateurs, ils continuent à taper plutôt que de parler. D'ailleurs, souvent ils tapent plus vite que nous ne parlons!

Evidemment, il suffira que l'industrie des médias sorte de sa frillosité actuelle et se mette à diffuser ses contenus vidéos en HD sur le net pour complètement changer la donne. La vidéo HD fera sans nul doute s'allumer toutes ces fibres noires.... un jour. (Et sinon les médias, c'est probablement le peer-2-peer et ou les podcasts qui le feront... seulement plus lentement...)

Mais pour l'instant, je trouve que la situation à vraiment de quoi faire sourire! ;)

Le modèle Google

Si Google vaut aujourd'hui plusieurs centaines de milliards de dollars, c'est essentiellement pour sa capacité à vendre de la publicité ciblée par mots clefs (les "AdWords").

Il y a deux endroits où Google délivre cette publicité:

  • Au dessus et à côté des résultats de recherche Google
  • Sur les pages web des sites affiliés ("AdSense")

J'ai déjà parlé de AdSense et de la route vers le web 3.0, mais la publicité délivrée en même temps que les résultats de recherche reste sans doute la plus puissante des formes de marketing jamais inventée à ce jour. (Ironiquement, ce n'était certainement pas dans le plan de départ à la création de Google...)

L'incroyable efficacité de ce mode de marketing vient du fait qu'il n'y a besoin d'aucune technique plus où moins hasardeuse pour s'immiscer dans le flux d'attention du prospect. Le prospect est déjà en train de chercher quelque chose. Il ne reste plus qu'à lui servir la solution sur un plateau! En fonction des mots clefs qu'il à tapés, le système de Google est capale de lui proposer les offres de ses annonceurs les plus adaptées. Pour peu que ces annonceurs aient acheté les bons mots clefs pour les bonnes offres...

L'autre force du système, c'est la fameuse longue queue! Puisque les annonces ne s'affichent que pour des mots clefs définis, il est économiquement rentable de diffuser des annonces pour n'importe quel marché de niche!

Il y a trois cas au moins dans lesquels Google ne peut pas proposer une offre pertinente:

  • L'utilisateur n'a pas tapé des mots clefs suffisament précis
  • Les annonceurs n'ont pas acheté les mots clefs tapés par les utilisateurs pour une recherche donnée
  • L'utilisateur veut juste une information, il ne veut pas acheter...

Dans tous ces cas, l'utilisateur va cliquer sur un site dans les résultats de recherche, plutôt que sur une annonce Google AdWords. C'est là que le programme AdSense intervient!

Autour du contenu (parfois même dedans) que l'utilisateur va lire, encore de la pub ciblée. Cette fois-ci par rapport au contenu de la page et non plus par rapport aux mots clefs tapés lors de la recherche. Ceci élargit le champ du possible et provoque souvent l'affichage de nouvelles annonces... Avec un peu de chance, suffisament pertinentes pour que le prospect clique dessus, y compris s'il cherchait juste une information au départ...

Marc Simoncini annonce la bulle 2.0

Marc Simoncini, ce n'est pas n'importe qui. C'est le PDG de Meetic. Clairement un type qui a tout compris au "web 1.0", qui a survecu à l'éclatement de la bulle et qui affiche une santé insolente envers et contre tous les concepts du Web 2.0... auquel il ne croit visiblement pas du tout (à lire dans le Journal du Net):

"Les sites qui relèvent de ce fameux concept doivent inventer un modèle économique ad hoc. S'ils ne le trouvent pas, nous allons droit à la bulle 2.0. Ils ont abandonné toute idée de faire payer l'utilisateur. [...] Le problème est que ces sites - comme les sites perso - comptent uniquement sur les revenus des annonceurs. [...] ils vont créer un marché publicitaire de masse et le tirer vers le bas. [...] Un tri doit se faire entre les sites qui génèrent des revenus et ceux qui ne produisent que de l'audience."

Personnellement, je pense que bulle 2.0 il y aura (c'est dans la nature et l'histoire humaine) mais ce n'est pas pour autant que le modèle de financement par la publicité ne peut pas supporter une telle croissance.

En effet, avec l'évolution de systèmes tels que AdSense ou YPN, la publicité peut investir des marchés de niche -- ce qui était impossible auparavant -- et par là même, augmenter considérablement le nombre d'annonceurs... selon le principe désormais familier de la longue queue. J'oserais même appeler ça le web 3.0.

Maintenant, je suis qui moi, pour dire ça... face à Simoncini? :>>